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Retour au bercail…

Ne croyez surtout pas que si nous n’avons pas écrit à propos la fin de notre retour au Québec c’est parce qu’il n’y a pas eu de péripéties, au contraire…Nous sommes désolées de ce contre-temps, mais le retour à la maison pour Mélina et celui à l’école pour Claude ont été bien occupés. Voyons un peu comment s’est terminé le périple…

Voyons voir, nous avons donc quitté l’oncle et la tante de Claude les sacoches pleines de provisions ( pratique aller chez la famille, pas besoin de faire l’épicerie…hihi) après une excellente nuit de sommeil dans leur tente-roulotte. Suzanne et Guy ont poussé leur générosité jusqu’à venir rouler avec nous encore le lendemain matin, sur un tronçon d’autoroute (la 50) qui n’était pas encore ouverte pour les voitures..que de plaisir! De l’asphalte neuve, sans traffic et sans contraintes…un cycliste ne peut demander mieux, surtout lorsqu’il est en bonne compagnie. Nous les remercions encore de ce beau moment! Nous les avons quittées bien curieuses de savoir ce que la journée allait nous réserver, puisque ce voyage n’a pas connu de journée ”ordinaire”.

Superbe journée sous le soleil, où nous nous arrêtons au château Montebello pour fouiner un peu, puis le temps d’une pause-dîner dans les environs. Poursuite de la route un peu tard puisque la pause s’est allongée, tellement qu’il nous restait 80 km à faire vers 15h. Nous devions nous rendre à St-Colomban où l’oncle de Mel, Joseph, habite et nous accueillerait et où Michel (papa de Mel) se trouvait en vacances. C’est en pédalant vers la que nous avons fait un détour pour aller prendre une photo avec une ”vraie” pancarte de bienvenue au Qc (qui gagne le palmarès de la plus belle pancarte de bienvenue!). Nous nous sommes ensuite légèrement perdues, pour revenir sur la bonne route. Le temps passait, mais il ne restait que 30km à faire quand tout à coup: TONNERRE! Devant nous se dressait un mur de pluie dense, gris et menaçant. Ne voulant pas nous retarder nous avons foncé vers l’avant…pour nous rendre compte que nous étions au coeur d’une orage électrique! Vite, il faut nous réfugier. Nous sommes donc allées nous réfugier sous le porche de la première maison en vue, où se trouvait une dame qui est vite sortie avec des serviettes pour nous sécher car elle nous avait vues arriver. L’hospitalité nous a retrouvées même au Qc ! Mais bon, il était casiment 19h et on a pu reprendre la route lorsque le pire était passé. On a roulé accompagnées d’une vue magnifique d’arcs-en-ciel de toutes sortes, pour finalement arriver chez Joe vers 20h, après un dernier 5km de montée. On a pu avoir un bon souper au resto, une belle soirée avec encore des membres de la famille d’une de nous 2, et au dodo. Nous étions particulièrement brûlées. Finalement, c’est pas parce qu’on est rendues au Québec que les journées passent toutes seules, il faut encore pédaler!

Le lendemain, nous prévoyions une grosse journée, mais vu le départ à 11h15, on a du modifier (notre séjour avec notre famille farfelue a redéfini l’horaire de nos journées). En effet, malgré qu’on se soit levées relativement tôt, Claude a décidé de se raser la tête une dernière fois avant de revenir, et on a aussi fait de la mécano-vélo, ce qui a retardé notre départ. Claude a même du réparer une crevaison! *Prise 1*. En quittant Joe et Michel, on s’est dit que nous devrions aller faire l’épicerie au village. C’est en sortant de là que Claude a du réparer un autre flat. *Prise 2*. On a alors vraiment quitté vers 12h15. Après 50 km, Mel a roulée sur quelque chose = crevaison. *Prise 3*. C’est exactement la que Claude s’est exclamé: ***** ** *********(CENSURÉ).  La journée n’allait pas exactement vite. On a donc décidé de ne pas pousser jusqu’à Louiseville mais bien d’arrêter à Berthierville, après 107 km. Rendues là, on a fait le tour du village pour tenter de trouver un endroit où piquer notre tente. C’est finalement le terrain de l’information touristique qui a eu l’honneur de nous avoir pour la nuit (les employés ne l’ont jamais su, puisque nous sommes arrivées après la fermeture et avons quitté avant l’ouverture…mouhahahHAHA). On a passé une partie de la soirée à guetter le ”fou du village” qui faisait des aller-retour sur le sentier qui traverse le parc où nous mangions..On est comme des aimants à bonnes personnes, mais à gens louches aussi. Il est finalement parti et on a pu aller monter notre tente dans le noir, sur un bout du terrain qui était plutôt digne de se faire appelé ’swamp’ que terrain.

Une autre bonne nuit, on range la tente et on quitte les lieux avant que l’information touristique n’ouvre, comme notre plan diabolique l’indique. On est allées s’échouer à la table des vieilles fumeuses qui se râclent la gorge du IGA de Berthierville pour déjeuner, où la récolte pour Leucan fut bonne! Le beau temps a décidé de nous accompagner pour aller gagner la fameuse route 138 que nous emprunterons jusqu’à chez nous…nous avons suivi ce chemin trop bien connu de nous et avons filé jusqu’à 3-rivières, où nous avons mangé sous le soleil au port. On s’est allongées au soleil sur la place public, pour profiter de ces derniers moments de cette folle aventure, qui se terminera le jour suivant (enfin, et déja à la fois!). La route s’est poursuivie jusqu’à un quai pour la pause-chocolat, devant le fleuve, toujours profitant de ces moments. Les odeurs se mêlent dans nos narines…effluves marines sumontées de l’odeur du carburant des voitures et de la terre, mais surtout, ça sent la fin qui approche…essayant de ne pas trop être nostalgiques, nous reprenons la route, le coeur léger malgré tout. Nous sommes bien. Nous voyons défiler des noms de village familiers pour finalement arriver à Deschambault, où nous avons donné rendez-vous à Claude et Alain (papa et frère de Claude!) pour aller souper. Papa-Claude nous a gentilment invités à l’Angelus, sur une terrasse fort sympathique, où nous avons passé une belle soirée les 4 ensemble à rire et à se raconter des péripéties de toutes sortes. Et, comme à tous les soirs, notre étoile nous a guidée vers un petit lieu coquet parfait pour nous. Cette fois c’était dans le parc adjacent à l’église derrière une statue de la Sainte-Vierge, à l’abri des regards.

Le lendemain, Jour J, nous avions donné l’heure du départ à 10h. Or, il ventait et puisque Mel a déteint sur Claude cet été avec sa maladie de dernière minute, nous sommes restées dans la tente jusqu’a 9h45. Puis on a eu la visite surprise des parents de Claude et des tantes de Mel derrière notre statue de la Sainte Vierge qui avait veillé sur nous cette nuit-là. Puis, lorsque nous sommes parties, à 10h exactement, il s’est mis à pleuvoir. Nous avons eu la joie de recevoir une escorte de Yolande de Cap-Santé et son mari, malgré le mauvais temps. Papa-Claude et maman-Lucie sont venus fermer la boucle du voyage avec nous, puisqu’ils l’avaient aussi débutée. On a passé une belle journée, passant par les villages nataux de Claude et Mel, Cap-Santé et St-Augustin. Quelques personnes nous encourageaient sur la route, on se sentait comme au tour de France (humm…tour du Canada?). On a fait une pause à la Caisse populaire Desjardins de St-Augustin-de-Desmaures (notre commanditaire principal!), et on a filé jusqu’à Ste-Foy. Bin, pour être plus précise, on a filé jusqu’au Tim Hortons sur 4-bourgeois puisque nous devions arriver vers 16h aux bureaux de Leucan mais que nous avions de l’avance. La dégustation du dernier beigne du voyage terminée, le dernier kilomètre s’est entamé.

 1km…curiosité…500m…route de l’Église…poul qui s’accélère…Hôtel de ville…250m…respiration plus forte…boulevard Laurier…50m…excitation…McDo: Siège social de Leucan/Québec!

Eh oui, cette folle aventure, qui a commencé il y a 98 jours au même endroit, qui a débuté dans le froid, qui s’est terminée sous la pluie, et dans les deux cas s’est vécue avec des gens merveilleux qui nous ont supportées et que nous tenons à remercier.

À vous tous qui nous avez lues, encouragées, supportées, etc. nous vous en sommes extrêmement reconnaissantes. Vous étiez dans chaque flaque d’eau rencontrée, chaque bourrasque de vent affrontée, chaque rayon de soleil apprécié. Vous avez définitivement fait partie de notre voyage. Nous sommes heureuses d’avoir pu nous confier à vous, vous divertir, et vous donner un aperçu des folles aventures que nous avons vécues.

Au plaisir de vous revoir et de vous conter tout cela de vive voix, nous vous disons: À la prochaine fois…

Photos en ligne!

Les dernières photos sont là!

La fin s’en vient…

Bonjour!

Juste pour vous dire que la fin du récit s’en vient…elle sera la cette semaine, ainsi que les dernières photos!!

Date de retour: Mercredi 6 août 2008 vers 16h au bureau de Leucan, 2950 A Boulevard Laurier a Ste-Foy (Québec) au-dessus du McDonald.

Départ le matin de Deschambault vers 10h.

Distance entre Deschambault et Ste-Foy: Environ 60 km

Itinéraire: Route 138 de Deschambault à St-Augustin-de-Desmaures. Virage à droite sur la route Tessier (ou le casse-croûte Chez Micheline), puis à droite sur de l’Hétrière jusqu’à la rue St-Félix. Montée de la côte de Cap-Rouge, puis Quatre-Bourgeois jusqu’à route de l’Église puis Hochelaga. Arrivée à destination, ou vous etes tous conviés en grand nombre!!

Tous ceux qui veulent venir rouler la journée ou une partie de la journée avec nous sont les bienvenus. Pour savoir d’ou nous partirons précisément de Deschambault, surveillez les commentaires de cet article le mardi 5 août au soir.

Nos arrêts pour les prochains soirs: St-Colomban, Louiseville, Deschambault et…chez nous!!

 

À TRÈS BIENTÔT!!!

 

P-S Si vous avez des questions, vous pouvez les poser sur le blog en commentaire de cet article, et nous trouverons un moyen de vous répondre d’ici mardi le 5.

…et nous sommes arrivées au Musée canadien des civilisations, au QUÉBEC!!! Ou il s’est inévitablement mis a pleuvoir a la seconde ou nous avons mis les roues dans notre province natale. Nous y avons rejoint Suzanne et Guy, la tante et l’oncle de Claude qui habitent L’Ange-Gardien. Nous avons roulé avec eux aujourd’hui jusqu’à chez eux. Nous avons eu du beau temps jusqu’à Masson, ou nous nous sommes fait coincés sous un orage. Nous nous sommes donc réfugiés sous un abri bus le temps que ça passe (Nos compliments unanimes a Lili pour son délicieux pain aux bananes qui n’a pas duré longtemps…hi! hi! ). On a même fait un détour spécial pour trouver une pancarte de bienvenue au Québec qui était moins flamboyante que celle que nous avions vue a notre sortie de la province début mai. Un fois arrivés chez Guy, nous avons pu déguster un savoureux repas ensemble, et nous voila donc a vous écrire ces dernieres lignes de récit, car le voyage tire à sa fin. Pour ceux qui veulent avoir des détails concernant notre retour, lisez le prochain article!

Feinte! On ne vous a pas réécris la même journée…mais le lendemain, s-o-r-r-y! Mais, pour nous faire pardonner, on recommence aujourd’huià écrire avec des accents. (Donc vous pouvez déduire dans quelle province nous nous trouvons…).

Bon, nous sommes donc partis de Sault Ste-Marie vers 11h15 après avoir déjeuné au lit, sauf que cette fois-ci ce n’était pas grave de mettre des graines dans le lit (comparativement à dans nos sacs de couchage). On avait une longue journée devant nous (150 km) mais on était étrangement pas pressés. La vie de groupe a totalement changé notre perception du temps, et du rythme journalier. Rencontre inusitée sur la route: un couple de pouceux en rasta-dreadlocks-piercing-tatoos-tout-le-kit-qui-vient-avec, avec deux chiens sales. Les gars les avaient déjà rencontrés en Saskatchewan et a quelques autres occasions durant leur voyage. Ils devraient s’acheter un vélo car on dirait que faire du pouce avec des chiens ça ne va pas vraiment plus vite. Intéressant a noter. Vive le vélo!  Après avoir traversé le village de Desbarats (Débarras! ah! ah!) (Oui on se fait du ‘fun’ avec rien, il faut croire que 5 à 7h de vélo par jour a des effets sur le cerveau), nous sommes arrivés a Blind River vers 20h et on a entassés nos habituels bagages dans la chambre de motel, mais les vélos ont passés la nuit dehors. Nous nous sommes précipités a l’épicerie qui fermait malheureusement a 18h, petit village oblige. On s’est débrouillées autrement pendant que les gars allaient au buffet chinois, ou la gentille proprio a remis un don pour Leucan aux gars qui nous l’ont donné par la suite (avec un biscuit chinois!!). On est allés rejoindre Dan et Ryan au pub local, ou Mel a été initié au Pool (billard) en jouant 10 parties consécutives. Toute qu’une initiation! On est rentrés a 2h30, ou Alex, qui s’était fait réveillé par notre retour, nous a traitées de gitanes ricaneuses, car on ne pouvait cesser nos rires. Comme s’il y avait du gaz hilariant dans la piece, comme si c’était généralisé, tout le monde de la piece riait sans raison apparente. Mmm, peut-être la fatigue…nous ne voyions pourtant pas de raison d’être fatigués…hum, mystère.

Le jour suivant, journée humide sous un soleil tapant (60% d’humidité…on se rapproche du Qc, chaud et humide). On a diné a Spanish et on a couché a Espanola…ouhh thématique hispanophone. C’est en prenant une pause dans l’après-midi à une station-service en attendant Alex (qu’on surnomme affectueusement Papi), qu’on a vu passer tout droit devant nous sans nous voir, et qui nous poursuivait sans jamais nous atteindre (puisque nous étions en fait derrière lui) et s’est rendu jusqu’à Espanola.  Quand nous sommes finalement arrivés, aucune trace de lui en ville. Nous nous sommes informés à un pouceux qui nous a confirmé qui l’avait bien vu passer, donc nous avons fait la tournée des motels/hotels pour essayer de le trouver. Il a finalement surgit sur la rue principale, lui aussi a notre recherche.

On a fini par aller s’installer dans le motel le plus mitteux qu’on avait eu jusqu’à présent, ( ça nous a couté 12$ chacun…et ça valait pas mal ça). Pendant que les gars étaient partis au resto ( notre instinct d’économe ou plutôt notre budget étudiant nous incite a cuisiner dans la chambre), nous avons allumé la TV. Nous qui ne sommes pas des fans de télévision, nous nous contentons habituellement du canal météo et de sa chanson thème à 4 accords musicaux. Or, ce jour-là, pour une raison inexpliquée, nous avons changé de canal, et sommes tombées sur l’émission ”La petite séduction” tournée a St-Louis-de-Kent. Test de mémoire pour nos fidèles lecteurs: que s’est-il passé a St-Louis-de-Kent? Hé oui, c’est le village au Nouveau-Brunswick ou nous avons participé a une soirée acadienne le 11 mai. Durant l’émission, on a meme vu Jean-Yves notre hôte, et son ami Michel, les deux déguisés en Arabes qui dansaient sur la plage Kouchibougouac dans une reconstitution du film Laurence d’Arabie afin de séduire Michel Louvain. Loufoque.

Lendemain, journée ensoleillée (le vent tourne sérieusement!!), nous avons roulé sur l’île Manitoulin qui nous a fait un peu penser a l’île d’Orléan. C’était une très belle journée de vélo. Durant l’heure du diner, Papi a encore passé tout droit. Dan a du lui ”rouler” après (analogie cycliste de l’expression ”Courir après quelqu’un) pour lui dire que nous nous étions arrêtés pour manger. On s’est rendus au traversier qui nous amenerait enfin hors du Nord de l’Ontario environ une heure avant le départ du bateau, alors nous en avons profité pour relaxer sur une terasse. Fin de l’étape appelée ”Manitario (Manitoba et nord de l’Ontario). Youpi!! Après la traversée d’une heure et demie très agréable, nous sommes arrivés a Tobermory, ou Dan a dégoté un hotel coquet pendant que nous nous cachions, car certains endroits nous refusent car les règles de sécurité incendies autorisent un maximum de 4 adultes par chambre. Nous avons mangé pour la 1ere et probablement dernière fois un All You Can Eat Fish’n'chips, qui nous a tous bouleversé l’estomac et emplis les vaisseaux sanguins de gras trans. L’effet de la graisse nous a monté a la tête et on a fini la soirée en grand: tournoi de Shuffleboard (les gars contre les filles) au Royal Canadian Legion ( âge moyen de la clientèle: 58 ans, en nous comptant).

25 juillet: Séparation de la Famille farfelue: On a perdu Papi, mais cette fois-ci c’était planifié. Non, nous ne l’avons pas semé, mais nos chemins devaient se séparer. Il rentre chez lui a Oakville dans le sud de l’Ontario. Nous avons passé une journée féérique, qui a débuté avec un déjeuner champêtre sur une terrasse au soleil, a côté d’un jardin d’eau. La température frôlait les 30 degrés celsius, et nous avons roulé sous un ciel bleu en longeant la Baie georgienne. Arrivés a Owen Sound, magnifique village côtier, nous nous sommes tous arrêtés dans un stationnement, et nous savions que l’heure était venue de nous séparer. Le temps s’était comme arrêté. Personne ne voulait bouger, car bouger signifiait qu’on s’en irait chacun de notre côté. Or, nous étions bien ensemble. Mais, puisque toute bonne chose a une fin, (et que 5 cyclistes avaient aussi une grosse faim ( on est tellement drôles)), on a laissé Papi qui attendant son ami qui viendrait le chercher en voiture pour passer une journée de congé chez lui. Dan, qui devait partir ce soir-là, a décidé de rester une nuit de plus avec nous et de se claquer 240 km le lendemain pour aller chez son frère a Ste-Catharines ( car vous voyez, la famille Farfelue, ça n’a pas de prix…). On est donc allés nous nourrir et nous avons passé une belle soirée entre amis, car c’est le lien qui nous unissait dorénavant (Ne devrions-nous pas faire un téléroman, comme c’est touchant, aaawwwhhh *soupir*).

26 juillet: la famille farfelue perd un autre membre. Dan se lève aux petites heures pour arriver avant la nuit chez son frère. Nous avons donc un nouveau groupe de voyage avec qui nous passerons la prochaine semaine: Claude, Mel, Ryan et Bailey. Nous avons roulés quelques kilomètres avant de voir surgir d’une voiture une silhouette trop familière: (ta-taaaaann suspense…

 …

 

 

Papi!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Il revenait d’une balade en voiture avec son ami et il nous a vu alors il s’est empressé de faire demi-tour pour venir nous présenter a son ami. Ce dernier était tellement ému de nous rencontrer, qu’il nous a tous invités au Tim Hortons le plus près. Papi nous a confié que la veille il s’était ennuyé de nous et même de l’odeur émanant de tous nos bas sales et mouillés mélangés et étendus dans la chambre de motel. On pouvait sentir qu’il était fier d’avoir appartenu a notre groupe, et c’était touchant a voir. On a repris la route jusqu’à Barrie, et comme nous n’apprenons pas de nos erreurs, nous nous sommes quand même rendus au centre-ville en espérant trouver un endroit ou camper. Au centre-ville. Bra-vo. Allô!? Mel a appelé en vain les 9 campings de la place, et s’est ensuivie une recherche interminable d’un lieu ou dormir. On était rendu au point d’envisager sérieusement de camper incognito dans la cour d’un salon funéraire sur le bord d’un ruisseau babillard (merci dictionnaire) . Il était rendu 21h, et à cette heure nos critères d’admissibilité pour un site se ramollissent considérablement, surtout si on tient compte du fait qu’on avait pas encore mangé. C’est finalement après avoir parlé a des gens locaux qu’on a trouvé un endroit sur le bord de l’eau dans un parc public. On a opté pour les cannes de pâtes aux tomates en forme de princesse Disney (bien meilleures que celles en forme de Scooby Doo et de Bob l’éponge expérimentées plus tôt lors de ce même voyage). On est allés se coucher après avoir parlé jusqu’à l’infini avec les gars. ZzzZzzzzZzZz

Bon matin! Départ du site avant que la police n’arrive faire son tour matinal. Nous nous sommes perdus une couple de fois dans les rangs du sud de l’Ontario.  Quelle joie de se perdre car cela signifie que nous avons plus qu’une seule option de route a suivre! Nous sommes arrivés a destination à Bowmanville, ou nous avons campé sous un gazebo dans un parc équipé d’une douche. Douche? Jeux d’eau pour enfants, Mel, pas de vraies douches là, des fontaines! Nous nous sommes couchées sagement dans notre tente pendant que les gars sont allés au pub local. Départ le lendemain matin vers 11h après la 4e crevaison de Mel (elle semble vouloir rattrapper Claude). Journée paradisiaque, le long de la Waterfront Trail qui nous a amenés sur des routes de campagne, des sous-bois et le long du lac Ontario, avec un débit de traffic d’une voiture a l’heure. Le paradis cycliste. On s’est même arrêtés sur un quai a contempler l’eau infinie et à rêver d’un potentiel voyage de vélo à Hawaii, c’est vraiment ou nous nous sentions sous le soleil a cet instant. Nous avons terminé la journée sur le Prince Edward County, une île charmante, ou nous nous sommes baignés dans le lac Ontario avant de se faire un feu de camp et d’assister a un phénomène céleste hors du commun. Nous avons vu une étoile filante qui a explosé tel un feu d’artifice. C’était magique! Eh oui, après cette journée nous croyions définitivement aux contes de fées. Les deux jours suivant n’ont fait que renforcer cette croyance.

Toujours en longeant la même trail le 29 juillet, nous sommes arrêtés dans une brasserie artisanale ou la majorité d’entre nous avons eu droit a une dégustation de bière, et ou nous nous sommes gâtés un repas dans un pub sympathique. Puis, nous avons poursuivi notre route jusqu’au Lake on the Mountain, un lac qui se situe au sommet d’une colline, d’ou nous voyons un autre lac, plus bas. Spécial! Puis nous avons pris un traversier pour quitter l’île et nous sommes rendus a l’épicerie pour faire les provisions pour le soir. Nous sommes aboutis dans un parc public a Kingston, ou nous avons vécu un moment sublime. Imaginez la scène suivante: Coucher de soleil sur le lac Ontario, pendant qu’on déguste des fajitas en savourant une bouteille de vin. Les lucioles sont venues agrémenter le décor, et scintillent tout comme les étoiles au dessus de nos têtes. Nos oreilles sont caresssées par les notes habiles de Frank Sinatra et Louis Armstrong, et notre palais frétille de plaisir en savourant une fondue au chocolat a la lumière d’une chandelle. Romantique n’est-ce pas!? Ok, maintenant on enlève nos lunettes roses: Les faits restent les faits SAUF QUE, on sent mauvais, on a pas pris de douche depuis quelques jours, les hauts parleurs sont des écouteurs de iPod placés dans des cannettes de bières vides, et on a cramé le chocolat de fondue car le bruleur a juste On/Off comme fonction. De plus, les moustiques voraces nous faisaient nous gratter a chaque instant. Mais, on préfère notre première version   :)

Nos estomacs, gâtés pourris par tant d’attention, en demandent plus. Les gars sortent leurs talents de chefs cuisiniers et nous font des pancakes pour déjeuner le matin suivant. Mmmm. C’est pas pour rien qu’on est partis, il était passé midi, mais c’était tellement bon! Comme Yolande le dit dans son commentaire, on a trouvé le tour de prendre des vacances pendant nos vacances. Les ratons-laveurs s’étaient fait un snack ce matin-là en bouffant une sacoche de vélo a Mel. En partant, nous avons traversé la charmante ville de Kingston et nous nous sommes rendus jusqu’à Smiths Falls ou nous avons profité de l’absence de personnel a l’accueil pour nous installer gratuitement sur le bord d’une écluse aux abords de la rivière Rideau.  Malgré le fait que les toilettes et les douches nécessitaient une clé pour y entrer, nous nous sommes arrangées en trouvant un moyen pour nous faufiler. On s’est encore fait un petit festin et pour souper et pour déjeuner pour souligner nos derniers moments entre amis, car nos routes se sépareront demain. Nous avons quittés le camping aux petites heures le lendemain matin pour éviter de sortir notre porte-monnaie. Nous avons pris la route vers Kanata, en banlieue d’Ottawa. Obnubilés par la pancarte ”Bienvenue a Ottawa, Population: 840 000 habitants”, Ryan et Claude sont entrés en violente collision, qui s’est terminée par un plongeon spectaculaire dans la garnotte. Les deux s’en sont sortis vivants mais bien écorchés. Surtout Claude. Puis, nous avons roulés ensemble jusque chez la tante de Mel, la gentille Lili, et son mari Toly. Ce dernier nous a cuisiné des déééélicieux hamburer sur le BBQ! Puis on a dit au revoir a Ryan et Bailey et ils sont partis dans le centre-ville d’Ottawa.

On a été reçues comme des petites reines, et on a passé une journée de congé a faire…hum, a faire pas grand-chose, exactement ce que nous adorons ”pas faire” durant une journée de congé. On est finalement allées rejoindre les gars down town, en prenant l’autobus (pas de vélo!) comme des grandes filles, et on s’est promenés dans Ottawa. Chouette, relaxe, et belle journée, qui s’est terminée par un autre festin, filet mignon/blé d’inde et patates nouvelles, avec un gâteau des anges aux petits fruits et de la crème fouettée. Quoi demander de mieux. Départ ce matin samedi 2 août, les sacs emplis de provisions données par Lili. Merci la famille Marois/Loewen! On a roulé jusqu’au pont Alexandra sous le soleil, (vraiment, on ne sait pas si on l’a dit, mais l’Ontario nous a charmées!!) et sommes arrivées…(la suite dans la catégorie Québec!)

Voilà qui met fin a nos aventures en Ontario, après 25 journées passées dans cette province.

Bonjour tout le monde!

Eh oui, ca fait longtemps qu’on a pas donne de nouvelles, mais que voulez-vous, on a passe une dizaine de jour dans la non-civilisation, et la fois ou nous aurions eu acces a internet, ca coutait les yeux de la tete. Desolees! Mais nous revoila, toujours en Ontario, heeee oui! Bon, pour ceux qui attendaient de nos nouvelles avec impatience, voici un bon morceau a vous mettre sous la dent. Cela remonte a 2 semaines…

Nous vous avions quittees la mort dans l’ame comme un  bovin se dirigeant vers l’abattoir en vous disant qu’on s’en allait a Ottawa en passant par l’autoroute 11 dans le neant. Or, avec le temps, on a appris 2 regles: 1) Ne pas se fier aux previsions meteo et 2) Ne pas se fier a ce que disent les automobilistes. Donc, nous avons quittee Thunder Bay le 14 juillet sous un ciel sans nuage et c’est en savourant une descente avec vue sur le Lac Superieur que l’appel des montagnes et de l’eau a triomphe sur celui des epinettes et des mouches noires (Les mouches nous ont quand meme suivies sur la 17.

 

Tout a coup, l’Ontario nous semblait moins penible, et on voyait enfin la lumiere au bout du tunnel. C’est comme si un immense fardeau s’etait enleve de sur nos epaules. Ce jour-la, on a fait une pause a un monument erige en l’honneur de Terry Fox, tout pres de l’endroit ou il a du arreter sa course. Claude a deduit que c’etait parce qu’il ne voulait pas voir Thunder Bay.

Nous sommes arrivees a Nipigon le coeur leger, et nous avons installe notre campement en bordure de la riviere Nipigon. Nous avons pu utiliser gratuitement le terrain de la marina municipale grace a la gentille preposee Michelle. On s’etait fait dire que la section de route entre Thunder Bay et Nipigon c’etait vraiment l’asile, qu’il n’y avait pas d’accottement et que le traffic etait tres dense, car les 2 autoroute (la 11 et la 17) partageaient le meme troncon. En realite, ce n’etait pas different de nos autres jours sur la route, ce qui nous a mis en confiance pour la 17. Neanmoins, nous nous sommes equipees de vestes reflechissantes pour etre bien visibles.

 

C’est non sans satisfaction que nous avons fait une grimace a la 11 en choisissant la branche sud de la fourche 11-17, quelques kilometres apres Nipigon le lendemain matin. Cette magnifique journee nous aura apporte bien des surprises: premierement, la vue sur le Lac Superieur etait a couper le souffle. Deuxiement, nous avons rencontre Thurston, le Suisse-allemand qui traverse le pays d’est en ouest que nous avions rencontre a la fin mai, a Terre-Neuve et dont nous vous avions parle. On s’est mis a jour sur nos voyages mutuels, et on a repris la route. Troisiemement, on a pu avoir un camping gratuit, qui appartenait a un couple gaspesien Leblanc-Leclerc. Et dernierement, rencontre avec nos 4 amis cyclistes.

Explications: Nous etions arrivees a Terrace Bay trop tard pour pouvoir faire l’epicerie alors nous nous sommes contentees d’ un lait au chocolat au depanneur. Nous etions assises a rien faire devant l’epicerie depuis au moins 30 minutes, quand sont debarques non pas 1, non pas 2, non pas 3, mais bien 4 cyclistes qui se sont exclames en nous voyant: Ah enfin, vous etes la! Et nous de nous questionner si nous les connaissions. Ils nous ont explique que depuis 2 jours, plusieurs personnes sur leur passage leur ont dit que 2 filles de Qc les devancaient d’environ 30 min, ou 10 km. Ils commencaient a douter de notre existence puisque nous ne nous croisions pas. Nous avons donc convenu d’aller dejeuner avec eux le lendemain matin question de sympatiser. C’est la que nous nous sommes rendus compte que nous avions le meme itineraire pour la prochaine semaine, puisque dans le nord de l’Ontario, il y a un village aux 100 km, alors ca ne laisse guere le choix aux cyclistes de notre espece. Alors, qui sont-ils ces fameux cyclistes et que font-ils ensemble?

 

Tout d’abord, il y a Dan et Bailey, tous les deux 28 ans, de Vancouver, qui font Vancouver-St.John’s depuis la mi mai. Ils ont rencontre Ryan, 24 ans, de Calgary, qui fait aussi Vancouver-St.John’s, lors de leur premiere journee sur la route. Finalement, il y a Alex, 65 ans, un Allemand qui habite Oakville (pres de Toronto) et qui fait Vancouver-Oakville, qui a rencontrer les 3 autres gars pres de Thunder Bay. Ils roulent donc ensemble et se separent les chambres de motel a 4. Ils sont serres mais ca ne coute pas cher de cette facon. On a donc decide de rouler avec eux la 1ere journee. Nous avons du nous adapter a un tout nouveau rythme de croisiere (ouin…mais c’est l’expression qu’on veut dire, meme si ca n’existe pas). Lorsque nous roulons que les 2, la journee se deroule ainsi: entre 40 a 60 km (2h a 3h30) sans arreter du tout, avant de prendre une pause pour diner. Si nous faisons + que 100 km, nous nous arreterons une autre fois pour manger une barre apres 30-40km suivant le diner. Et c’est tout, l’autre arret c’est a notre arrivee. Or, lorsque nous roulons a 6, voici comment cela se deroule: Un arret a tous les 8-10 km, afin d’etre certain que tout le monde suit, puisque nous ne roulons pas en peloton. Et il faut s’arreter pour qu’un prenne ses surplus energetiques de cafeine, que l’autre mange sa canne de ragout, qu’un troisieme mange des bananes ou des barres Snickers, etc. et le tout bien sur non coordonne. Ca fait donc une 15 aine d’arrets dans la journee, sans compter que les departs avec eux sont 10h30-11h contrairement a nos depart entre 9h et 10h. Mais, it’s much more fun in a group, right? Nous avons donc fait ces compromis avec plaisir, puisque leur compagnie est plus que divertissante. Le plus gros village que nous avons rencontre entre Thunder Bay et Sault Ste-Marie comptait 4000 habitants, alors pas trop d’action, a 18h tout est ferme, alors mieux vaut avoir de la compagnie! Apres cette premiere journee entre Terrace Bay et Marathon, les gars se sont diriges vers leur motel, et nous ont dit qu’on pouvait utiliser leur salle de bain, mais on se garde une petite gene quand meme (jamais le 1er soir!!) , alors on est restees sales et on est allees camper dans la cour d’ecole, en mangeant sur un pupitre. On s’est donne rendez-vous le lendemain matin pour rouler ensemble, ce que nous avons fait, pour arriver a White River, le village de Winnie the Pooh! Les gars ont repete leur offre, que nous avons cette fois acceptee. Nous sommes allees prendre une douche pendant qu’ils etaient au resto, avant de retourner a notre campement au pied d’une statue geante de Winnie. Lendemain, toujours avec les gars, qu’on apprend a connaitre petit a petit, on se rend a Wawa apres s’etre faites prendre sous une averse intense le temps qu’on demonte la tente et que celle-ci se gonfle d’eau. Nous sommes arrivees a Wawa sous le regard menacant d’une oie geante. Montmagny peut aller se rhabiller, le royaume de l’oie, est Wawa (oie-oie). Quel humour, non mais. Comme le ciel etait aussi menancant que l’oie, que notre tente etait imbibee d’eau, et que les gars se conduisent avec nous commes des freres, nous avons decide d’accepter leur offre de nous joindre a eux pour la nuit, occupant ainsi une chambre double a 6 personnes , 6 velos, un trailer et un paquet de bagages, alouette! On ne pouvait s’empecher de nous sentir mal pour la pauvre femme de chambre qui a du ranger derriere nous. C’etait un veritable chaos. Nous avons rapidement etablis une routine tacite au fil des jours-nuits: Arrivee au motel, rituel des douches durant 1 heure, souper ensemble, parties de billard dans un pub local, retour au motel ou Alex dort deja apres avoir vire la chambre encore plus a l’envers qu’elle l’etait, et dodo. Puisque Claude et moi dormons 2 dans un lit, il ne reste qu’un lit de disponible, ou un gars dort, et les 3 autres alternent sur le plancher. Une ambiance de camaraderie s’est rapidement installee, et nous nous sommes meme attribue le nom de ‘Misfit family’ qu’on traduirait par: Famille Farfelue, meme si ce n’est pas la traduction litteraire.

La journee suivant Wawa, le 19 juillet, notre destination etait: Montreal River, presente sur toutes les cartes. Depuis que nous avions quitte Thunder Bay, notre destination quotidienne etait annoncee a tous les 20 km sur le bord de la route. Quand nous avons quittes Wawa, la seule pancarte sur le bord de la route annoncait Sault Ste-Marie. Mauvais signe. Nous avancons neanmoins vers le point indique sur la carte. Voici le scenario final: Bailey arrive en premier a “destination”, c’est-a-dire une station-service doublee d’un depanneur, et s’arrete pour attendre tout le monde. Il voit passer Ryan, lui fait signe, mais ce dernier etant trop absorbe par la musique de son iPod, il passe tout droit. (Note: Nous sommes dans une ancienne chaine de montagne = pas de plat, juste des cotes). Pendant ce temps, Claude va rejoindre Bailey, Alex arrive pas longtemps apres, et ces derniers attendent apres Mel et Dan qui n’arrivent jamais. De leur cote, ceux-ci marchent les 3 km les separant d’ou se trouvent Claude et Bailey, car Mel a fait sont 3e flat en 3 jours, elle n’a plus de tube de rechange et son pneu a fondu car elle freinait trop dans une descente, ce qui a fait surchauffer la jante. Ne trouvant pas le reste du groupe, Dan est finalement parti en velo trouver Claude, lui demander un pneu de rechange et un tube, revenu vers Mel arranger le tout, et tout le groupe a pu se retrouver. Apres avoir roule une dizaine de kilometres supplementaires dans les montagnes sans rencontrer personne de notre famille farfelue, Ryan a commence a se douter qu’il avait du passer tout droit alors il a rebrousse chemin. Bon, tout le monde reuni au depanneur (ferme bien sur), nous devions trouver ou dormir. Les filles, nous avons proposer de camper sur place, mais cette idee semblait inconcevable pour les gars, qui ont pris gout a dormir a l’interieur. En plus de nous trouver dans un lieu ou la machine a liqueur refusait tout argent, et de meme pour le telephone payant (?), nous avons fini par trouver un merveilleux petit chalet sur le bord de l’eau, ou nous avons fait un feu de camp le soir. Tout est bien qui fini bien. Note: Durant la journee, nous avons rencontres deux dames ecossaises de 70 ans qui traversent le pays d’un bout a l’autre sur leur bicyclette. Oui oui, vous avez bien lu, 70 ans! Quelle inspiration!

Le jour suivant, dernier jour avant Sault Ste-Marie (signification = dernier jour avant un jour de conge attendu avec impatience), nous avions un peu plus de 120 km a faire. Faisable, meme avec les cotes. Apres 105 km, les gars etaient DONE (finis!!). Nous avons donc pris une pause ou Dan, quasiment mort de fatigue sur son velo, est arrive et ne reclamait qu’une choses: calories, energie, sucre! C’est donc sous notre regard ahuri qu’il a englouti 2 snickers, une biere, une banane, 1 barre proteine, une pomme, une power bar, un mountain Dew, et une autre Snicker. Duh?   Alex a ingere casiment la meme chose, Ryan et Bailey ont grignotte aussi en exprimant leur fatigue. Claude et moi nous sommes regardees sans rien comprendre de ce qui venait de se passer, car la journee ne nous avait pas semblee plus grosse qu’a l’habitude. Et Claude de dire: Bon bin, ca l’air qu’on est faites fortes! Nous sommes finalement arrivees a Sault Ste-Marie avec Dan qui est parti en fleche pour depenser son soudain surplus d’energie, Claude et moi qui coupaient le vent a Ryan, et Alex qui trainait derriere. Arrives au centre-ville de Sault, les gars sont partis faire la tournee des motels-hotels pour en trouver un pas cher qui accepterait de loger une gang de fanfarons comme nous. la plupart d’entre eux sont effrayes.

 

Nous avons finalement creche dans un motel a proximite de tout ce que nous avions besoin : resto, epicerie, laundromat, cafe, bike shop. Kit de survie pour journee de conge. Le soir nous sommes alles manger au Swiss Chalet, vers 20h50 alors qu’ils fermaient a 21h. hum. Inutile de dire que nous avons laisse un bon pourboire a la pauvre serveuse. Puis vers 22h Alex est rentre se coucher et nous avons poursuivi notre route vers un bar-karaoke, ou nous avons eu droit a des performances plus ou moins…performantes. Le chanteur du groupe Trooper, ressuscite des annes 80, a sauve la soiree en chantant la derniere chanson mais non la moindre de la soiree: Sweet Carolyne. (Sweeeeeet Carolyne,Pa-Pa-Pa, et tout le monde regarde ailleurs en bafouillant le reste des paroles qu’ils ne connaissent pas). Contrairement a nos habitudes depuis qu’on est parties, on a mange du Fast Food a notre retour et on s’est couches a 4h30 a.m. Vivement la journee de conge du lendemain. Pour cette journee, nous nous en sommes tenus au kit de survie mentionne plus haut. Nous nous sommes echoues au cinema, car il n’y a pasd’autres choses a faire quand il tombe des clous et qu’il y a environ un pied carre de libre sur le plancher et les lits de la chambre de motel. Les gars ont peut-etre 24 et 28 ans, mais ca reste des ti-gars. Devinez ce qu’on est alles voir? Batman: The Dark Knight. Argument massue pour convaincre Mel de regarder ca: L’acteur principal est le beau Heath Ledger! Ah, ca faisait son bonheur, jusqu’a ce qu’elle le voie arriver en Joker, barbouille de maquillage et  devisage par des cicatrice. Deception de ce cote, mais divertissement neanmoins.

Nous nous considerons bien chanceuses d’etre tombees sur ces energumenes; ils nous ont aide a affronter le nord de l’Ontario, qui nous avait ete presente comme etant si redoutable. Bon, a les doigts fatigues de taper, alors la suite tres bientot…(plus tard dans la journee).

Toujours en vie!

Bonjour tout le monde!!

On prend 2 secondes avant de partir ce matin pour vous donner signe de vie. Ok…nous n’avons pas ete devorées par les mouches noires dans le nord de l’Ontario car nous avons finalement pris la 17. (Vous aurez les details, mais nous n’avons pas le temps de nous etirer).

Nous sommes presentement a Owen Sound, et nous nous dirigeons vers le sud de la province pour longer le lac Ontario avec 2 gars qui s’en vont a St.Jonh’s et avec qui nous avons passee la derniere semaine et demie ( nous roulons avec 4 gars depuis le 16 juillet, mais seulement 2 d’entre eux continuent jusqu’a Ottawa avec nous) Vous aurez aussi les details concernant cela.

Nous pouvons vous dire que nous adooooorons les moments que nous passons, le voyage prend une autre tournure, et l’Ontario qui nous semblait si menancante s’est averee un pur plaisir, mais ce n’est pas fini!

A bientot!!

Juste un mot rapide pour dire que ceux qui ont une fois de plus ete a l’ecoute de notre supposee entrevue radio que ca l’a ete annule. Pour plus de details, lire l’article intitule: Ontari-eau.

Mais, nous ne baissons pas les bras, 2 cocos a velo seront a la radio, surveillez les commentaires de cet article pour plus de precision.

Ontari-eau (mouahah!)

Bonjour le monde!

Oui oui, nous sommes toujours en vie, et nous avons d’autres peripeties pour vous!

D’ailleurs, un premier constat: Pourquoi, lorsqu’ils annoncent du mauvais temps au canal meteo, c’est toujours exact. MAIS, quand ils annoncent du beau temps, les previsions sont fausses…mmm Peut-etre pour nous laisser nous accrocher a un peu d’espoir. Avec le temps que nous avons, et celui du Quebec, nous pourrions faire des pressions pour que l’hymne national soit change pour: Eau Canada. (Quel gag!)

Bon, en quittant Winnipeg, la meteo etait fidele aux previsions: De la pluie, du froid et un vent de face. Nous nous etions a partir tot pour pouvoir arriver a temps pour la 2e pseudo-entrevue-radio. Un peu apres la mi-chemin, nous devons nous arreter sous la pluie battante sur le bord de l’autoroute car c’etait la radio qui nous appelait pour qu’on planifie le deroulement de l’entrevue. OR, il n’en etait rien! C’etait pour nous annuler une nouvelle fois car une artiste du festival d’ete (on ne sait pas qui, ceux qui etaient a l’ecoute pourraient peut-etre nous le dire) a accepte une demande d’entrevue a la derniere minute et il etait impossible de la deplacer ailleurs que dans la plage ou ”2 cocos a velo” etaient prevus. C”est la vie! Desolees une fois de plus pour les fideles auditeurs. N’empeche, ca nous a permis d’arriver a Elma tot. Petit village = pas long a se trouver une place et comme il pleuvait, on esperait trouver une place au chaud. En effet, a peine entrees dans le depanneur-garage-restaurant qu’on trouve dans chaque village, que Debbie, une nouvelle retraitee qui habitait a 2 pas de la nous a invitees chez elle. Elle s’est fait un plaisir de s’occuper de nous comme de ses propres petits-enfants.

Le lendemain, depart au sec sous un ciel menacant avec un puissant vent…de dos!! Sur notre route, nous avons apercu deux cyclistes charges comme nous. Nous nous sommes depechees a les rattrapper. Nous croyions qu’ils etaient Europeens a cause de leur immense poncho qui couvre a la fois leur corps et leur velo, mais non! Ils venaient d’Edmonton et s’en allaient a Qc. Solidarite! Nous avons cause un peu avec eux mais le moment est venu de continuer notre route vers l’Ontario et de les laisser en couple. Nous avons jongle un peu quant a savoir quelle autoroute nous emprunterions pour rentrer a la maison. Les options majeures etaient: Passer par le nord, (la 11) ou par le sud, (la 17). Nous avons juge bon de faire un petit sondage pour l’occasion. Voici les resultats:

Au nord, la 11: C’est plat, mais pas d’accottement, traffic surtout de semi-remorques conduits par des ”nouveaux-Canadiens” incompetents et dangereux, mais traffic moins dense, il n’y a rien a voir dont une section de 210 km sans rien avant d’arriver a Hearst.

Au sud, la 17: C”est tres montagneux, toujours pas d’accottement, traffic tres dense de vacanciers presses qui conduisent trop vite et trop longtemps ( ex: faire Dryden-Jasper en une journee = 2000 km…comme un certain jeune homme qu’on a croise), le tout additionne d’un traffic de camionneurs. Par contre, ca longe les Grands Lacs (on dit que c’est magnifique!) et il y aurait eu l’opportunite d’aller longer la Baie Georgienne et de s’arreter dans un grand centre comme Sault Ste-Marie.

Bon, dans les deux cas, ca represente un certain danger, et nous devions choisir la moins pire. De notre point de vue, la plus securitaire etait la 11. On retournera voir les Grands Lacs en voiture un jour. Nous avons demande a Ruth et Graham (le couple cycliste) par laquelle ils passaient mais eux, les malins, ont choisi de prendre le train pour l’Ontario, car apres avoir empruntes les 2 autoroutes en voiture, aucune des autoroutes ne leur a semblee attrayante.

Nous sommes donc entrees en Ontario sous le soleil pendant une treve de pluie juste assez longue pour nous attirer dans son antre. Le temps de rentrer au centre d’information touristique pour faire notre sondage et la pluie recommencait deja a tomber. On a roule jusqu’a Kenora ( ou nous etions supposement attendues par le grand-oncle de Ross, un militaire que nous avons rencontre a Saskatoon, mais que nous n’avons jamais pu rejoindre sur des numeros de telephone inexistants). Rendues la, nous avons du aller a un autre Bike Shop car quelque chose clochait avec la chaine de Mel. “Ma chaine fait un drole de bruit Claude, jte dis!”. Verdict: Le technicien a Winnipeg l’avait installee tout croche. Claude, toujours dans sa quete diabolique: ” Y pouvait bin nous faire un rabais, c****!” Fin de la peripetie.

Comme il pleuvait, nous avons applique la regle: Soleil et chaleur= Dairy Queen, Pluie et froid = Tim Hortons. C’est donc la que nous avons retrouve notre cher ami de l’est, pour deguster un beigne. Sur la route vers Kenora, nous esperions nous trouver un endroit au chaud. Mais, a notre arrivee dans la ville, le soleil est reapparu (le traitre) et tout le monde semblait avoir oublie qu’il y avait eu un orage tout l’apres-midi et donc ils etaient tres peu disposes a nous heberger. De plus, Kenora est ecrit en gros sur la carte donc, grosse ville = difficile. On (Lire ici: Mel) a fait quelques appels pour finalement nous degoter un site de camping gratuit pour la nuit. En arrivant la, surprise: On etait dans un ghetto quebecois! 3 motocyclistes et 1 campeuse en safari-campeur, occupaient les sites avoisinants. Eh bien, c’est avec cette derniere, Murielle, que nous avons jacasse comme des pies durant 2 heures pour finalement nous rendre compte qu’il etait 21h, toujours pas soupe, et la tente pas finie d’installer. Notre repas de pates/fromage/sauce/etc gourmet s’est finalement transforme en sandwichs au beurre de peanuts assises dans nos sleeping dans la tente, suivi d’un dodo pour recuperer d’une grosse journee.

Le jour suivant, 9 juillet, nous partions le coeur leger car les previsions meteo annoncaient 0% de chances de precipitations (ceux qui nous connaissent savent deja comment ca va virer). Sur notre route, nous avons ete rattrapees par Sky Mitchell, une jeune femme Torontoise qui fait la traversee du Canada en velo de Victoria a St-John’s en solo pour la Fondation Reves d’enfants. On a roule avec elle un moment, durant lequel on a bien ri en s’echangeant des anecdotes de voyage, mais comme elle roulait allege (elle a un vehicule qui la suit pour ses bagages) elle allait plus vite que nous alors on a du se separer. Anecdote: Lors d’une pause barres avec elle, notre trio de cyclistes s’est fait assaillir par un vieux Finlandais expatrie au Canada qui est venu nous prendre en photo et nous raconter ses problemes de prostate. On vous cachera pas que la pause s’est ecourte. Fait cocasse: Avec nos cheveux courts, nous passons souvent pour des garcons. Assez pour que quand ca presse, nous entrons dans la premiere salle de bain que nous voyons, sans meme regarder le signe sur la porte.

Juste en sortant de la bibliothque de Vermilion Bay ou nous avons dine a l’abri de la pluie intermittente, c’est au son du tonnerre (!) qu’un deluge s’est deverse sur nos tetes. Il etait 16h, et il restait 40 km a parcourir pour un total de 140 km. Bon, on se lance! C’est sous les eclairs et la pluie torrentielle que nous les avons parcourus. En fait, nous avons parcouru 39 km dans ces conditions, et le dernier kilometre encore au soleil, qui a la faculte de faire oublie a tous les citoyens de la ville ou nous arrivons, qu’il a plu des chiens et des chats (cherchez l’anglicisme). Lorsque nous demandons un endroit au chaud, on se fait regarder de travers en voulant dire: Bin voyons, vous avez pas une tente? et nous de grelotter, transies: oui oui…*Bande de crapets*. C’est donc apres notre Tim Hortons (plus besoin d’explications) que nous avons atterries dans la cour arriere de Jason et Kyla, Morgan (2 ans et demi) et Benjamin (3 mois et demi), une petite famille qui nous a accueillies chaleureusement. La mere de Jason nous a meme cuisiner un dejeuner de roi le lendemain matin, puis on est parties avec des reserves de bleuets sauvages, gracieusete de Jason.

Avant de partir serieusement vers Ignace, on a quand meme pris une photo avec Max the Moose, la fierte de la ville de Dryden. Malheureusement pour les Quebecoises de souche que nous sommes, il nous a ete impossible de chialer sur la temperature cette journee-la. On rigole, on etait bin contentes! Voyez comment il y a beaucoup de choses en Ontario: Nous avons pris notre pause diner sur un tas de roche a regarder passer les vans. Theoriquement, on etait a Borups Corner, un village qui n’existe que par les caracteres imprimes sur la carte et sur l’unique pancarte croisee dans ce champs. Il faisait tellement beau que la perspective de dormir a l’interieur nous repugnait, on a donc tout de suite cherche une place ou camper. En croyant avoir trouve le spot parfait, derriere une catine, on a tout de meme eu la politesse d’aller demander la permission au proprietaire. Exactement au moment ou nous allions ouvrir la bouche, nous sommes tombees face a face avec une pancarte qui disait: Camping interdit – Les contrevenants seront poursuivis. Bon…on a abouties au Camping Davy Lake, ou on a pu avoir un rabais de 50% et faire notre lavage. Pas trop d’anecdotes croustillantes quand il faut aussi beau!

Le lendemain, comme il annoncait des orages, on a plie bagage avant de dejeuner et on a mange a l’accueil du camping, a l’interieur. On ne s’attendait pas a une trop grosse journee car la distance n’etait pas si grande jusqu’a Upsala (105 km, ya rien la! Pfff!!). On avait juste oublie de tenir compte du vent de face et de la pluie, qui ont sevi toute la journee. Apres un long 60 km interminables, nous sommes parvenues a English River, ou nous voulions manger a l’abri en esperant que c’etait plus gros (et plus existant) que Borups Corner. C’est avec un soulagement immense que nous avons apercu un edifice avec un neon “ouvert” allume dans la fenetre. Eureka! Malheureusement, c’est le restaurant tenu par une Ontarienne bete comme ses pieds qui a refuse que nous amenions ne serait-ce qu’une miette de nourriture dans l’edifice ou elle gerait sa business. Si c’etait une tactique pour nous faire acheter des hamburgers, c’etait a l’eau (ahah quelle blague d’occasion, car il pleuvait toujours a boire debout). Apres avoir essuye des refus aux 2 seuls autres endroits qui constituaient le ‘village’, i.e un motel ferme et un bureau de chantier, nous avons finalement mange des barres tendres debout sous le porche du motel en grelottant, avant de foutre le camp un peu frustrees par ce debordement d’hospitalite et revant d’une place chaude ou dormir pour ce soir la.

Les 45 km (qui se sont averes 51 km et CA FAIT LA DIFFERENCE!!) ont ete plutot penibles, surtout le ventre a moitie vide de barres tendres ( pas tendres avec le frette qui faisait) et la meteo n’etait pas plus clemente. On a pu hisser cette journee en 3e place de nos journees les plus penibles. Premier arret: magasin general pour acheter du chocolat, un minimum d’energie. 2e arret: Le restaurant ou ils faisaient des patisseries maison qui occupaient toutes la place..une vraie torture pour nos estomacs, mais on a bu un chocolat chaud. 3e et dernier arret: Le motel d’Upsala (quel nom deprimant). En rentrant dans la chambre, le premier reflexe fut de monter le thermostat a 25 degre celcius. Or: Il n’y avait pas de courant. Panne majeure due a une tempete qui sevissait au sud de l’Ontario. Apres une douche en utilisant ce qui restait d’eau chaude dans le reservoir, nous nous sommes fait pas un mais bien deux soupers. D’abord une portion de geant de pates au jambon et tomates, puis deux sandwichs aux oeufs (2 chaque) ainsi qu’un paquet complet de biscuits Oreo. (Bin la, il n’y a pas de Tim Hortons a Upsala, faut bin se gater un peu!). En voulant faire la vaisselle, on s’est rendu compte que l’eau etait coupee. Par contre, le courant etait revenu. C’est comme une option, l’eau OU l’electricite. Comme on est bien a la maison!!!!!!! Pas besoin de vous dire qu’on est restees encabanees toute la soiree, en essayant d’ecouter un film sur une tele possedee qui changeait de poste toute seule. Upsaaalaaaa ouhhahah. (Non mais quel nom dement).

Lendemain: direction Thunder Bay! Distance: Beaucoup trop de kilometres (140, qui s’est avere 153). Le soleil etait de la partie, timide au debut de la journee et plus assume par la suite. Par contre son ami le vent s’excitait un peu trop. Nous devions en theorie rouler en ligne droite. Par contre, ce fut du zig-zag en raison de la confusion qui regnait au departement du vent la-haut. ”Un p’tit coup par la gauche, un p’tit-coup par la droite, enwaye en arriere, et une p’tite shot dans face!” (On a les droits d’auteur, desolees Jean-Jacques Golman). Meme les herbes sur le bord du chemin devaient avoir mal au coeur a force de se faire brasser dans tous les sens. Le departement eolien s’est reajuste en apres-midi et on a pu se rendre aux residences de l’Universite Lakehead a Thunder Bay le vent dans les voiles. On s’est installees un peu a l’etroit (2 dans une chambre simple (format: residence de l’universite Laval, les etudiants comprendront) + les bagages et les velos). Que voulez-vous, on est gratteuses. Puis, petit saut dans la ville pour des emplettes. Un mot: traumatisme. Explication: Apres avoir roule 15 minutes dans la ville, nous nous sommes retournees et avons exprime simultanement notre degout de la facon suivante: C’est bin laitte icitte! (Paraphrase: C’etait un peu moins poli en vrai). On en a vu des villes depuis notre depart, mais rien ne bat Thunder Bay. C’est comme un boulevard Pierre-Bertrand au nord de Bouvier, mais en plus gros. On a finalement fait l’epicerie pour toute la duree de notre sejour pour etre certaine de ne pas avoir a remettre les pieds au Real Canadian Superstore (le supermarche). Certains appelerons cela le Reve Americain, pour nous c’est plutot le Cauchemar Ontarien: De l’abondance a n’en plus finir, des paquets ouverts avec de la bouffe partout a terre, des vetements dans les stands a legumes et fruits, les produits encore dans leur caisse de marchandise, et non sur les tablettes, ainsi qu’une espece d’odeur [trop louche] dans le rayon des viandes, etc. Il faut croire que ce climat de surconsommation incitait les clients a se comporter de facon sauvage: C’etait un gros “Free for all” comme on dit. Ca se roulait quasiment dessus avec les paniers d’epicerie pour etre certain d’avoir le dernier sac de chips en special. On passe une journee de conge ici juste pour nous reposer les jambes, et non par interet. C’est tellement laitte!!! Desolee s’il y a des fans de Thunder Bay parmi nos lecteurs. Comble de facteurs pour nous chasser: La pluie s’est meme mise a tomber! Nous nous sommes refugiees au Dairy Queen ( l’exception qui confirme la regle) avant d’oublier qu’il avait fait chaud toute la journee.

Alors voila ou nous en sommes, a 2 semaines de route d’Ottawa. C’est long l’Ontario! On ne peut se prononcer quant au prochain article. Nous essaierons de nous trouver un acces internet parmi les epinettes.

Merci pour vos commentaires, ils sont delicieux, comme vous dites! On est solidaire avec le Quebec qui celebre son 400e sous la pluie, mais on garde tout de meme le moral!! Bon, on a un couscous qui nous attend!

Auf Wiedersehen !

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