A titre de référence, nous sommes rendues au 13 mai.
Apres une jolie balade de 75 minutes sur la traverse (que Mel a passées a dormir…”récupérer” comme ils disent), nous avons mis les pieds dans notre troisieme province maritime (et deuxieme en deux jours!) Apres a peine quelques kilometres a pédaler, nous sommes parvenues au coeur de la ville de Pictou (en fait on etait en banlieue, mais pour nous c’etait le coeur) : l’epicerie et le Tim Hortons. C’est a ce dernier que se déroulait la conférence quotidienne des maires de Pictou (joke) : le nouveau et l’ancien buvaient leur café, alors on ne pouvait tomber mieux pour s’informer d’un endroit ou on pourrait passer la nuit… ils avaient les clés de la ville ces gars-la! Nous avons meme eu droit a une épinglette du comté de Pictou (parce qu’il y a la ville et le comté, mais les deux ont un maire, qui n’est pas la meme personne… en tout cas, ca avait l’air ben compliqué pour nous).
C’est finalement l’ancien maire, Hank, qui s’est avéré etre le plus accueillant des deux et qui nous a offert une place chez lui et sa conjointe Ruth et leurs deux chiens aboyants (au plus grand plaisir de Claude…) On soupconne que c’est un peu par solidarité, puisqu’ils sont aussi des ”bikers”, sauf qu’il y a un gros moteur rugissant sur leur bike… On a remarqué que les motocyclistes sont tres réceptifs a notre aventure depuis le début. Ils nous disent souvent que maintenant qu’ils sont vieux ils ont besoin d’un coup de pouce pour les trainer cependant…
Hank et Ruth nous ont tout de suite adoptées et traitées comme leurs propres enfants, alors nous avons pu demeurer chez eux pour notre journée de congé et une deuxieme nuit consécutive. Nous avons meme pu assister au souper de retrouvailles de Hank avec son frere et son neveu, directement venus de Hollande, d’ou Hank est originaire. C’est donc en mangeant un bouilli délicieux que nous avons eu droit a notre premiere lecon de Hollandais. Wurtles = carottes… pis c’est ca… On n’a rien compris de ce qui se passait la moitié du temps, mais quand ils s’adressaient a nous en anglais c’était bien plaisant. Nous avons appris que la fierté écossaise était meme plus forte ici qu’en écosse elle-meme… selon les dires de Hank, plus de gens portent le kilt en Nouvelle-écosse qu’en Europe et que des écossais viennent ici pour apprendre le gaélique. La langue se perd la-bas, mais elle est toujours bien vivante ici. D’ailleurs, plusieurs noms de villes étaient écrits dans les deux langues sur les panneaux le long de la route.
C’est en les remerciant chaleureusement que nous sommes parties vers Antigonish, berceau d’une autre rencontre mémorable like. Nous avons terminé notre journée (essayez de deviner comment…) sous la pluie! Nous sommes allé faire un tour sur le campus de la presitigieuse St. Francis Xavier University avant de se rendre a la bibliotheque municipale, d’ou nous vous avions ecrit un message. En partant de la, vers 19h00, nous nous sommes rendues au Tim Hortons que nous avions vu a notre arrivée mais, malheur!, il était fermé! A 19h00! Ce fut une premiere pour nous deux : une porte de Tim Hortons barrée… Abasourdie, Mel a arreté une passante qui nous a heureusement dirigées vers un deuxieme Tim, ouvert celui-la.
Pour compenser nos deux arrets (et aussi passer le temps car personne ne s’est jeté sur nous pour nous inviter cette fois…) nous avons mangé deux bons beignes plutot qu’un (un des gros avantages de passer ses journées a bruler des calories…meme pas de culpabilité!) Apres de nombreux appels infructueux chez les soeurs, a l’université, etc. c’est finalement la caissiere du restaurant, Rachel, qui a appelé sa mere pour savoir si on pouvait passer la nuit chez eux. Joie! sa sympathique maman, Dolna, a accepté de recueillir les deux sans-abri que nous étions.
Alors que nous étions en train de souper (vers 22h00, ca a vraiment pris du temps nous trouver une place…), le frere de Rachel, John, a fait son entrée dans la maison. Nous avons discuté quelques instants et nous avons pu nous familiariser avec le parler des gens anglophones de moins de 20 ans. En effet, Rachel et John sont parmi les premiers jeunes (apres Catherine de Causapscal, que nous saluons) a qui nous avons parlé, puisque les autres gens qui nous ont accueillis jusqu’a maintenant ont pour la plupart plus de cinquante-cinq ans et leurs enfants sont souvent partis de la maison. C’est ainsi que nous avons appris que pour parler comme de vraies jeunes anglophones, nous devons like dire like a tous les deux mots like. Treve de plaisanteries, c’etait vraiment plaisant de parler avec eux et d’avoir des discussions portant sur autre chose que d’ou vous venez, ou vous allez, il fait pas beau hein? Ca leur a aussi permis de pratiquer un peu leur francais, car tous les trois avaient appris le francais a l’ecole. Merci a vous trois!
Nous sommes parties tard le lendemain matin car, en tant que vedettes que nous sommes (blague), nous avons fait une entrevue avec le journal local, gracieuseté d’un contact de Dolna avec un journaliste. Cette journée s’est vraiment bien déroulée sous un semi-soleil. Nous avons pu nous rendre jusqu’au village de WhyCOCOmagh, qui, avec le nom qu’il porte, nous était prédestiné. C’est la que nous avons eu droit a notre premier plancher de motel, mais aussi notre premier malentendu. Nous nous sommes tout d’abord rendues au Fair Isle Motel sur recommandation d’un gars a la station-service qui nous avait dit qu’il y avait une buanderie (service recherché par les deux cyclistes avec un seul kit pour le froid que nous sommes) a cet endroit. Nous avons donc rencontré la propriétaire fort sympathique du motel en faisant notre entrée. Nous avons parlé un peu avec elle de notre projet avant de coloniser la place pour faire notre lessive. Nous en étions rendues a penser que les proprios nous avaient peut-etre oubliées au chaud avec la sécheuse et que nous pourrions coucher sur le sol pour la nuit. Quelques minutes avant que nous ne sortions dehors pour récupérer matelas et sac de couchage, la proprio a fait son entrée en furie dans la buanderie. Elle nous a dit : vous ne pensez quand meme pas que vous allez coucher la ni meme camper ici, allez dans la chambre 18. C’est la clé.” Merde! Convaincues qu’elle était en colere contre nous et qu’elle nous avait filé la plus grande des chambres pour nous faire payer le gros prix (Claude est vraiment parano sur les bords…elle voit le diable partout!), Claude a décidé que nous dormirions sur le sol, sans déplacer les draps, ni prendre de douche, ni jeter de déchets dans la poubelle, ni mettre le chauffage et que nous notions la position du papier de toilette pour le remettre comme il était a notre arrivée. Le tout dans le but d’avoir un argument pour négocier un prix pour la chambre en quittant le lendemain, faute de l’avoir utilisée…
Apres une nuit un peu froide (l’isolation n’était pas exceptionnelle et sans chauffage…), nous nous sommes rendues au bureau d’accueil a 8h00, gonflées a bloc avec nos arguments du tonnerre en poche, bien décidées a ne pas flamber le quart de notre budget estival pour l’hébergement en une seule nuit. C’est le mari de la proprio qui est venu nous répondre quand nous avons cogné. Il s’est contenté de prendre la clé que nous lui tendions et nous a souhaité bonne journée. Vous auriez du nous voir la face, sans voix sur le seuil de la porte. “Est-ce qu’on peut partir ou…” qu’on leur a demandé. Il nous a répondu en nous souhaitant bon voyage, comme si de rien n’était! En bref, ils nous ont donné la chambre pour nous encourager, mais la femme était décue que nous ne leur ayons pas demandé au lieu de squatter la place jusqu’a la noirceur… Lecon de politesse et d’humilité. Conclusion de Mel : “Dire qu’on aurait pu prendre une douche!”…
Nous avons quitté Whycocomagh sous le soleil et avons réservé deux places sur le traversier de minuit en partance de North Sydney, qui devait initialement partir a 16h30, mais qui avait été retardé pour cause de tempete de neige le jour de la fete des meres… Nous avons finalement atteint North Sydney sous la pluie (encore). Nous avons rencontré un type dans sa crise de la cinquantaine au Tim Hortons local. Nous avons eu droit a un monologue sur les regrets qu’il avait de sa vie et a ses conseils sur ce que nous devrions faire de nos vingt ans. Merci Angus! Nous avons aussi appris un nouveau mot : fascinating. Tous les sujets qu’il abordait étaient qualifiés de “fascinating”, et deux fois plutot qu’une! Blasée, Claude a fini par lui demander le chemin pour se rendre a l’épicerie la plus proche pour mettre fin a cette conversation que Mel tentait tant bien que mal d’intégrer, mais rien a faire, il voulait penser a voix haute, c’est tout.
Apres un festin de salades froides (pates, patates et choux) avec des litres de mayonnaise, nous nous sommes rendues au terminal maritime sous la pluie glaciale avec en prime des voitures qui nous balancaient des murs d’eau tout aussi froide dessus en nous dépassant (Claude, a la recherche du diable : “allez-y, gatez-vous bande de salopards!”). Une fois a destination, nous avons appris que le navire serait a nouveau retardé a 4h30 le dimanche matin (18 mai). Tant mieux! Nous n’aurons pas a nous chercher un endroit ou dormir… En plus, la fille de l’information touristique du terminal, Amy, nous a indiqué qu’il y avait une douche dans la salle de bain. Re-joie! C’est donc toutes propres que nous avons pu nous attaquer a l’indescriptiblement délicieuse tarte caramel-creme que nous nous étions achetée a l’épicerie en récompense pour notre journée exigeante sous la pluie. Bien qu’elle avait l’air d’un paquet de mal de mer en raison du voyagement peu orthodoxe qu’elle avait du subir, elle n’en était pas moins savoureuse.
Nous sommes présentement a Grand Falls/Windsor, Terre-Neuve et nous vous donnerons plus de nouvelles sur cette province en direct de St. John’s dans moins d’une semaine. A plus!
P.S. On a passé notre 2000e kilometre aujourd’hui, ce qui fait que nous avons maintenant toutes deux battu notre sommet personnel de kilométrage en un été. et c’est pas fini!

Salut les filles,
je suis en train de dévorer l’écran de mon ordi au bureau,
à relire vos exploits deux fois plutôt qu’une…. (pas de danger que le patron me blaste, le patron c’est moi (rires)…. Que d’action, je suis bouche bée d’admiration pour vous deux.
Lâchez pas et faites vous plaisir, savourez chaque moment, c’est unique ce que vous vivez. Vraiment BRAVO les cocottes.
Vous faites ma journée d’aujourd’hui…. quel bonheur de vous lire…
Claude, nous allons au chalet pour la première fois cette saison, mais au contraire de toi, je ne coucherai pas sur ma galerie (rires) Je pênserai aussi à vous autres, dans le fin fond des bois
grosse bise
isabellexxx
Bonjour les filles contente d’avoir de vos nouvelles bravo pour les 2000kilo et combien de coups de pedales??
Le voyage se deroule a votre gout il y a de la varietee dans l’air.
Grace a Tim Horton ,les bons beignes pour refaire l’energie et
les trouvailes pour la nuit comme je peux voir vous avez droit a toutes sortes d ‘emotions.
Plus le temps passe plus les Rocheuses se rapprochent .
Gardez vous de l’energie car c’est beau a voir et a explorer.
Gardez le sourire et bonne route
Que le soleil soit de la partie avec moins de vent
Bye
Diane
Ahah! J’adore la façon avec laquelle vous mettez l’emphase sur les sucreries/cochonneries que vous prenez plaisir à manger!!! c’est génial! Continuez comme ça!
Salut Mélina,Salut Claude:2ooo fois BRAVO je suis vraiement fier de vous.Salutation spécial à notre porte-parole Jeunesse,Anne-Sophie Careau (Tu vois Anne-Sophie comme ta détermination et ton sourire peut donner du courage à nos 2 cocos.Bravo)
2000 Kms le projet avance bien.J,en profite ici pour remercier Mme Linda Bouchard de la CAISSE POPULAIRE DESJARDINS de St-Augustin-de-Desmaures d,avoir encourager sans hésiter cette cause.
Dolna, Hank et Ruth, Rachel et John, Amy ect… Cher bons Samaritains sans vs ce serais plus difficile (Je demande à la vie de ne pas vs oubliez )
La belle température vs rejoindra un jour; comme les personnes atteinte du cancer espèrent voir le soleil Briller pour eux .
PaPa Michel XX alp
ENFIN!!! Que de visites sur le site en espérant le récit de votre aventure. Comme M. Leclerc je remercie tous ces bons samaritains qui prennent soin de nos puces. On sent le plaisir la majorité du temps dans vos récits. Vous semblez former une équipe bien soudée, ça va vous menez au bout j’en suis sùr.
On vous adore les filles!
Salut les filles,
Contente de voir que votre voyage se deroule bien. Ont as manger du homard vendredi, et j’ai penser a vous autres. D’ailleur je pense a vous autres a tout les jours depuis votre passage a Shediac. Je vous trouve ben smart. A plus tard!
WOW!!!impressionnant qu’après tous ces kilomètres, vous ayez encore le courage d’écrire.
On voit que vous avez décidé de mettre aussi vos doigts à contribution dans ce périple…(belle façon de les réchauffer).
C’est toujours avec un plaisir renouvelé que je me rends aux nouvelles et vous avez l’air de beaucoup vous amuser, enfin….la majorité du temps.
Au plaisir,
Une fan assidue
Rebonjour à vous deux,
heureuse de voir que vous gardez votre sens de l’humour malgré la pluie qui semble assez présente. À vous lire, je croyais que Tim était un de vos commenditaires. Je fais donc suivre votre blog à l’adresse suivante, qui sait … customer_service@timhortons.com
à suivre, du moins votre belle aventure.
Je vous souhaite beaucoup d’autres bons samaritains.
Suzanne
Bonjour Chères Mélina et Claude,
J’étais trop occupée pour vous écrire, mais je suis régulièrement votre grande aventure. Comme je donne un cours par Internet, avec 96 étudiants qui participent souvent au Forum, je passe mes jours à répondre à leurs questions et commentaires. Désolée de savoir que le temps n’était pas très clément sur votre route, pour nous ici non plus. Timur et Ogden (était à Paris, présentement à Amsterdam) sont en voyage aussi, alors je check mes courriels très souvent.
Félicitations pour les 2000km, et surtout d’avoir gardé votre bonne humeur et la santé. Bonne continuation,
Amra
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